jeudi 3 mars 2011

Bientôt Pâques


La nature entreprendra sous peu ses grands préparatifs. Le ruisseau se  découvrira faisant entendre son doux murmure, le perce-neige forcera le tapis blanc pour présenter sa tache lumineuse, la sève commencera son ascension dans les arbres et fera   éclater les bourgeons. Bientôt la pierre du tombeau roulera annonçant la résurrection du Christ et notre libération. 


Nous entrons nous aussi  dans cette période des grands préparatifs appelée le carême. Celui-ci débute le Mercredi des Cendres. Les cendres, symbole de deuil et de pénitence, sont  obtenues en brûlant les rameaux bénis l’année précédente, le dimanche des rameaux. Le prêtre trace une croix sur le front des croyants en disant : Convertis-toi et crois en l’Évangile. Ce rite veut symboliser la fragilité de l’homme.


Les 40 jours que dure le carême nous rappellent d’abord que Jésus a eu besoin de se  retirer 40 jours au désert pour chercher la volonté de son Père et être capable de l’accomplir. Il a  prié et jeûné pour se préparer à sa mission, à sa mort et à sa résurrection. Les 40 jours du carême nous rappellent   également que le peuple juif passa 40 ans en exil dans le désert avant d’entrer dans la Terre promise.

Pendant le carême, nous sommes invités à mettre Dieu au centre de nos préoccupations et de nos engagements, à revenir à l’essentiel. C’est une étape de conversion profonde. Trois moyens nous sont donnés pour y arriver: la prière, le jeûne et le partage.


Prier, c’est se donner des temps de silence et de quiétude, s’exposer à Dieu tout simplement.



Jeûner, c’est  se détacher des gadgets et des divertissements, de tout ce qui nous maintient à la surface de nous-mêmes et nous laisse finalement insatisfait. C’est bien plus que la privation de nourriture.

Partager, c’est  faire l’aumône, mais  c’est aussi être généreux de notre temps et de nos biens.


Le carême, c’est finalement un bout de chemin que l’on fait vers Pâques en intime compagnie du Christ.
« Prenez courage ! le Seigneur regarde le cœur » :
 voilà le thème de notre carême 2011.


dimanche 27 février 2011

Le dimanche de la bible


Le Père Gérard Blais, de la communauté des Marianistes au Campus Notre-Dame-de-Foy, un passionné de la Bible, nous a permis de vivre une  « première » dans l’Église catholique, et ça, dans notre communauté de Saint-Augustin. Dans les communautés protestantes, à tous les ans, on prend le temps de rendre grâce pour la beauté et la richesse de cet héritage qu’est la Bible, la Parole de Dieu. Le Père Blais  nous a expliqué d’où venaient  les saintes Écritures.  Ces textes bibliques  nous ont été transmis en hébreu  pour l’Ancien Testament et en grec  pour le Nouveau Testament.  Ils ont été ensuite traduits en latin pendant plusieurs centaines d’années. Souvenez-vous, pour les aînés, de la messe en latin, des missels latin-français, des chants : ave Maria, salve Regina, Veni creator spiritus, etc…Avec le Concile Vatican ll, (1962-1965),  chaque pays peut désormais  célébrer l’eucharistie dans la langue du peuple pour que celui-ci ait accès à ce trésor qu’est la Parole de Dieu.

Après la messe, les brebis de Jésus, qui se familiarisent avec les Évangiles surtout, ont eu droit à une leçon particulière autour de la table des Livres saints.    Ces jeunes  étaient beaux à voir  avec leur intérêt visible et  leurs questions  au Père Blais.

Le Père Gérard Blais est directeur du Centre Biblique Har’el, organisme  qui fête ses 20 ans cette année et qui consiste à promouvoir la connaissance de la Bible en interprétant l’héritage chrétien à la lumière du judaïsme. Il organise des Caravanes, voyages organisés en Israël. Il publie des documents bibliques tels les Fiches sur le judaïsme, le christianisme et l’islamisme, les trois grandes religions qui reconnaissent le même et unique Dieu. Un bulletin gratuit paraît trois fois par an. Si cela vous intéresse, écrivez à: cbharel@cndf.qc.ca


 
 

vendredi 11 février 2011

La Saint-Valentin

Mais qui donc était Saint-Valentin? Il était, dit-on, un prêtre de religion catholique qui vécut à Rome au troisième siècle. En 268, l’empereur Claude II, qui craignait les pouvoirs des disciples de Jésus-Christ, fit arrêter Valentin. Celui-ci refusa de renier son Dieu et il fut emprisonné. De sa prison, il guérit la fille de son  geôlier qui était aveugle et convertit toute sa famille. Apprenant  ce miracle, l’empereur  fit décapiter Valentin le 14 février.  Deux siècles après la mort de Valentin, le pape Gélase 1 décida de célébrer, tous les 14 février, la fête de Saint-Valentin pour rivaliser avec la fête païenne de la Luperca, déesse  de la fécondité, qui avait lieu le lendemain.
 Une légende veut que, le jour de l’exécution de Valentin, la jeune miraculée lui  fit  parvenir un message de sympathie, d’où viendrait l’habitude de faire parvenir de tendres messages à cette date. Une autre légende raconte que la tradition de l’échange de mots doux viendrait plutôt du fait que lors de la fête païenne de Luperca, les jeunes filles déposaient leurs noms dans une urne et de jeunes hommes venaient ensuite piger, à tour de rôle, le nom de celle qui allait devenir leur amoureuse.



Quoi qu’il en soit, la Saint-Valentin est, dit-on, la fête des amoureux.  Mais  pourquoi  ne serait –elle pas aussi celle de tous ceux qui ont le bonheur d’aimer et d’être aimés. Redisons donc notre amour,  de vive voix ou par un billet doux, à notre amoureux (euse) bien sûr,  mais aussi  à grand-mère qui en est peut-être à ses quatre-vingts « je t’aime » et qui apprécie toujours, à notre grand ado qui a l’air de s’en foutre un peu,  mais gageons qu’il sera touché, à la petite sœur souvent dérangeante mais qu’on  n’échangerait pas pour tout l’or du monde. Quelle belle  occasion d’exprimer son amour.

jeudi 3 février 2011

Catéchèse biblique par le jeu et les symboles.

La catéchèse est une action qui relève de l’expérience vécue avec d’autres et qui favorise une rencontre avec Jésus. À Saint-Augustin, l’action s’appelle « Parcours biblique par le jeu et les symboles. »

À l’aide d'animateurs / d’animatrices de catéchèse, des jeunes du primaire et quelques adolescents s’initient en groupe à connaître Jésus et en faisant des expériences significatives qui font appel aux sens et au ressenti.

Des réactions de jeunes nous aident à saisir l’effet des enseignements sur leur cheminement de foi . En voici quelques unes :
Au sujet de la Femme Pécheresse, une fillette de 10 ans dit «  le monde n’est pas parfait parce que si tout était parfait ce serait ennuyant ». Un garçon de 8 ans avoue que « Pardonner ça fait du bien ,ça rend tout doux en dedans ».


Au sujet de la Visite de Bergers à la Crèche : un garçon de 6 ans déclare « Il faut prendre soins des autres pour faire plaisir à Jésus ». Une fillette de 6 ans dit « Il y a beaucoup de personnes riches qui ont un cœur pauvre, il faut beaucoup les aider elles aussi »


Les parcours bibliques se dispensent à chaque semestre auprès de plus de 150 jeunes, par 12 catéchètes et par les animatrices des Brebis de Jésus . Les parents et les familles transmettent aussi leurs valeurs de respect et d’amour.  Sans le savoir, ils aident leurs enfants à faire des pas dans l’éveil spirituel et religieux.


Noëlla Fiset, 
animatrice de catéchèse

Premier pardon

Le 18 décembre dernier, 40 jeunes de Saint-Augustin et 6 jeunes de la paroisse de Saint-François-de-Sales (Neuville) ont célébré leur premier pardon dans notre paroisse.

 À l’approche de Noël, il était bon de voir tous ces jeunes et leur famille réunis, prêts à rencontrer Jésus dans un coeur à cœur et récolter les fruits de sa miséricorde.

Une ambiance de recueillement toute particulière a marqué cette belle célébration présidée par l’abbé Michel Poitras. Chacun a semblé en repartir dans la joie et la paix, heureux de ce qu’il venait de vivre en communauté.

Lucie Cliche, 
animatrice de pastorale,
Responsable de la préparation sacramentelle.



lundi 24 janvier 2011

La Chandeleur fête des chandelles?


Le 2 février, c’est la Chandeleur, fête chrétienne de la lumière, qui a remplacé une célébration païenne. En effet, les Celtes et les Romains fêtaient le retour de la lumière par des promenades ou des courses aux flambeaux qu’un pape, au Moyen Âge, trouva un peu trop joyeuses. Il décida donc que, ce jour-là, on commémorerait plutôt la Purification de la Vierge et la Présentation de Jésus au Temple.
 Toute femme juive de l’époque était soumise à la loi de Moïse et,  ayant enfanté,  devait, 40 jours après son accouchement,  se  rendre au temple pour être purifiée et présenter  son nouveau-né.  Marie se rendit donc au temple. Lors de la présentation de Jésus, le vieillard Siméon a salué le Christ comme la lumière qui tire l’humanité de ses ténèbres.
Le jour de la Chandeleur, à l’église,  on organisait des processions aux cierges bénits (chandelles) qu’on ramenait ensuite à la maison. On les allumait au chevet des mourants et pour se protéger lors des tempêtes. Aujourd’hui, ce jour là,  on bénit simplement les cierges.

À cette fête est aussi rattachée la coutume de manger des crêpes. Celle-ci  viendrait du fait que le 2 février, jour marquant le milieu de l’hiver, on demandait à la lune, symbolisée par les crêpes, de vite chasser les nuits trop noires et trop longues.  On pourrait aussi parler de la croyance selon laquelle la marmotte,  devenue miss météo pour l’occasion, nous prédit  le moment de l’arrivée si attendue du printemps.  
           
Ces croyances  et coutumes populaires disent notre besoin de lumière tout comme les rites chrétiens expriment notre soif de Lumière.